Lancée discrètement en octobre 2024 sur un forum de développeurs, la communauté HexaOS a dépassé en avril 2025 le seuil symbolique des 2 300 membres fondateurs. Un chiffre qui dépasse les prévisions les plus optimistes des fondateurs et qui traduit une attente réelle dans la société française.

Une croissance organique et surprenante

Aucune campagne publicitaire, aucun budget communication. La croissance d’HexaOS s’est faite exclusivement par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et quelques articles dans la presse spécialisée. « Nous avons reçu les premières inscriptions depuis des lycéens, des retraités de l’informatique, des fonctionnaires de l’Éducation nationale, des ingénieurs chez Thales ou à l’INRIA. La diversité des profils nous a stupéfiés », raconte Marie-Sophie Lebrun, l’une des fondatrices de l’initiative.

La communauté compte aujourd’hui 47 contributeurs actifs répartis en six groupes de travail : développement kernel, sécurité, interface utilisateur, juridique, communication et relations institutionnelles.

Des profils qui vont de l’étudiant au haut fonctionnaire

Parmi les membres figurent des chercheurs de l’INRIA, des ingénieurs en cybersécurité certifiés ANSSI, des anciens de l’École Polytechnique et de Télécom Paris, mais aussi des lycéens en terminale NSI et des associations de défense des libertés numériques comme La Quadrature du Net.

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« Ce qui est frappant, c’est que tout le monde arrive avec la même conviction : cette question est trop importante pour être laissée aux seuls politiques ou aux seules entreprises. C’est une affaire citoyenne », explique Thomas Ferretti, développeur kernel basé à Bordeaux.

Les prochaines étapes

La communauté organise son premier événement public le 15 juin 2025 à Paris : une conférence ouverte à tous, réunissant des experts en systèmes d’exploitation, des représentants de la DINUM (Direction interministérielle du numérique) et des parlementaires sensibles aux questions de souveraineté technologique.

Un document de vision technique, détaillant l’architecture proposée pour un OS français basé sur le noyau Linux, sera publié en avant-première lors de cet événement. Les inscriptions sont ouvertes sur le site d’HexaOS.

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